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Questions / Réponses

Mardi 10 avril 2007
Diantre, cela ne s'arrête plus. Puisque c'est comme ça, j'ouvre une nouvelle catégorie d'articles répondant au nom très clair de Questions / Réponses, puisque, figurez-vous que depuis quelques jours, dans mes commentaires, on me pose des questions. Alors, comme j'en quémandais depuis l'ouverture de ce blog, je vais me faire une joie d'y répondre !
Etant donné que j'ai répondu, me semble t'il, à deux demoiselles dans les commentaires des précédents articles, je vais débuter par "Le poète".
Tout d'abord, un petit commentaire à propos de ta présentation : tu dis assurer avec une moyenne de 16 en philo, c'est très bien, et ça va surement t'aider à intégrer l'hypokhâgne que tu souhaites... toutefois, une fois que tu y seras, dure sera la chute, comme on dit ! Moi je me croyais pas mauvais avec mon petit 14 en philo, et aujourd'hui je fais face à mes habituels 3 ou 5 avec dignité. Conclusion : ne pas trop prendre les notes à coeur, si l'on ne veut pas se retrouver au bout d'une corde. (Oh, ça va heibn, j'aime bien effrayer les enfants. Oui, car aujourd'hui je suis un adulte.) Bref, passons à la première question.

Quels sont les avantages de la Prépa ? Si c'était à refaire, hésiterais-tu?

Les avantages viennent du fait qu'en Prépa, on est dans un système similaire au Lycée, c'est à dire des classes à faible effectif (comparé à la Fac, évidemment), c'est à dire tournant autour de 40 élèves, et donc des profs qui nous encadrent plus. Ensuite, c'est une classe où l'on est forcé à travailler, il y a toute une ambiance qui nous aide à bosser. En Fac, désolé si c'est un cliché, on est apparement "livrés à nous même", ce qui nous donne pas spécialement envie de travailler, surtout quand c'est conjugué à un faible nombre d'heures. En prépa, les journées sont remplies, et l'on a toujours quelque chose à faire.
Ensuite, en Prépa, on n'est pas encore spécialisé, ce qui laisse une année de plus pour savoir vers quelles études on va se tourner. Alors que si vous commencez une Fac d'Anglais par exemple, et que ça vous plait pas... ben vous aurez perdu une année. En Prépa, chaque matière est à bosser, donc on se forge une base assez conséquente pour n'importe quel type d'étude future.
Si c'était à refaire, je le referais, tant cette année a été agréable aussi bien au niveau de l'apprentissage ( profs sympathiques, cours intéressants ) qu'au niveau des élèves fréquentés. Je pense que la majorité de la classe aura un pincement au coeur à la fin de l'année. Bien sûr, y'a des moments plus ou moins difficiles, et des fois on n'a pas envie de bosser, mais la plupart du temps, on est bien heureux d'être ici.

J'aimerais tenter le concours Normale Sup', dois-je y croire ?

Je suis bien mal placé pour répondre à cela, et toi aussi d'ailleurs ! Tu verras comment se passe ta première année en Hypokhâgne si c'est ce que tu fais, et à ce moment là tu choisiras vers quoi te diriger. En tout cas, rien n'est impossible..

Concernant les paradigmes monstrueux de la prépa, tu peux les réfuter ?

Bon, déjà j'ai du aller voir dans un dictionnaire ce que signifiait paradigme, la honte. Et apparement, ça se rapprocherait de "cliché" ? Et bien figure toi qu'avant de venir en Prépa, je m'étais pas du tout renseigné, donc les a priori que les gens ont sur la prépa, ben je sais pas trop ce que c'est au final. Je suppose que c'est qu'on bosse toujours et qu'on sort pas ? Ce n'est pas vrai alors. Bon, moi j'sors pas mais uniquement car je n'aime pas sortir ! Après, c'est vrai qu'on bosse, certains plus que d'autres... Essaie de me donner quelques exemples d'a priori, je pourrai mieux te répondre !

Sartre, étudié en Philo ou en Français ?

Pour le moment, notre prof de Philo ne nous a jamais parlé de Sartre. Cependant, dans certaines dissertaions ou colles, le citer était loin d'être inutile. Donc, si tu connais bien Sartre, ça te sera forcément utile à un moment ou à un autre, même si il n'est pas directement étudié en classe. En Français, nous avons Les Mots à lire, avec à la clef 2 explications de texte et une dissertation "Les Mots de Sartre, une autobiographie ?".
Cela dit, en Prépa, il n'y a pas de programme, ce sont les professeurs qui choisissent les oeuvres et les axes étudiés, donc ça change d'une prépa à l'autre...

Merci pour tes encouragements, j'espère que mes quelques réponses auront pu t'éclairer ;)

Par Taff
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Samedi 21 avril 2007
Une nouvelle fois, notre chèr ami Le Poète vient me permet de trouver des trucs à dire en me posant des questions, youhou ! Et en plus il m'amène d'autres visiteurs, la classe, ça mérite donc que je lui réponde.

Pourrais-tu tracer un bilan de l'année ? Ce que tu as apprécié / difficultés rencontrées

Alors, un bilan de l'année... ce que je peux te dire, c'est que l'année démarre assez lentement, on croit que ça va bien aller, mais une fois que le rythme de croisière est pris, ça ne s'arrête plus ! Les contrôles pleuvent, et l'on apprend à garder un certain rythme. Ce que j'ai apprécié, c'est ça, c'est qu'on culpabilise dès qu'on ne fait rien, il y a toujours quelque chose qui nous motive à travailler...
Sinon comme je l'ai déjà dit, ce que j'ai apprécié, ce sont les autres élèves, le fait que nous avons tous la même passion en commun. Et puis il y a les profs, de véritables puits de savoir ! Au lycée, la plupart des profs semblent vraiment blasés, mais en prépa, ils sont vraiment dynamiques, on voit qu'ils sont vraiment là pour leurs élèves, et que leur matière est vraiment toute leur vie.
Ce que j'ai moins apprécié, ce sont les colles, vu que je suis une brêle à l'oral. En fait, ce qu'ils attendent de nous, c'est qu'on parle. Quand on sait pas broder, comme moi, c'est assez difficile, et j'aime pas trop ce verbiage inutile... Par exemple, en début d'année, notre prof d'histoire nous a dit que dans une devoir de 5 heures, y'a 1 heure de réflection, et après c'est "une copie double par heure", et ce genre de quotas m'insupportent. Si tu as pas fais le minimum requis de pages, c'est mauvais.

Quels sont les types de devoir auxquels on est confrontés ?

Cela dépend des matières : en Histoire et en Géographie, c'est uniquement des dissertations. En Philo et Français, on a le choix entre un sujet de dissertation ou un commentaire de texte. En langues, ce sont des traductions de texte et des contrôles dits de "civilisation" (  sur l'histoire de la langue, des écrivains du pays en question... ) qui peuvent être sous la forme de questions, de dissert' ou de commentaires... Je crois pas que j'oublie de matières ?
Enfin, il y a quelque chose de très important ( et suffisement important pour que je le mette en gras, tiens. ), c'est que contrairement au lycée le cours ne suffit pas pour préparer les contrôles, et je l'ai appris à mes dépends ! En effet, les cours de prépa sont divisés en thème, avec le prof on en voit un côté, et le reste on doit le faire soit même ! Les sujets de dissertations possibles sont tellement vastes que le cours ne suffit pas... ils faut donc lire des livres d'historiens, de géographes, des commentaires de textes, une chose à laquelle on n'est pas vraiment habitués ! C'est ça qui fait la différence entre un devoir moyen et un bon devoir, la base qu'on a su accumuler.

As-tu déjà passé des épreuves types ( genre dissert' de 6h) ?

A deux reprises dans l'année, nous passons un "concours blanc", avec donc des épreuves types. Toutefois, durant ces épreuves, la durée maximum atteinte est 5h. Généralement, les devoirs "classiques" durent 4h.

Voili voilou !
Ah tiens, tant que j'y suis, je vais te montrer qu'on est obligés de bien s'organiser pour travailler en dévoilant mon agenda de la semaine prochaine :
Lundi : Version d'espagnol en classe.
Mardi : Commentaire d'un texte en vers. Colle d'anglais sur le livre Moon Palace.
Mercredi : Exposé d'Histoire "La Propagande durant la 1ère Guerre Mondiale".
Jeudi : Rendre le commentaire de l'Assassin Habite au 21 et du Corbeau.
Vendredi : Contrôle de lecture sur les Méditations de Descartes et la Seconde Préface de la Critique de la Raison Pure de Kant.
Samedi : Songer à se reposer.
En gros, si on s'est pas préparés à l'avance, c'est cuit ! Bon, j'avoue, ce genre de semaines est quand même rare... heureusement, d'ailleurs !
Par Taff
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Samedi 26 mai 2007
Bonjour, chers lecteurs. Veuillez m'excuser de l'inactivité de ce blog durant les dernières semaines, mais j'ai une bonne excuse : nous étions en plein Concours Blanc, et nous avons donc du tirer un trait sur notre vie pour quelque temps...
Donc, maintenant que tout ceci est fini, il nous reste à peine 2 semaines de cours avant de quitter notre Hypokhâgne bien aimée... et je profite donc de ce calme pour répondre aux quelques questions qui m'ont été posées !

Tout d'abord, notre cher ami Le Poète demande des conseils pour aborder la prépa. Ma foi, je ne détiens guère la vérité universelle en matière de succès, puisque le succès est rare pour moi, cette année ! Mais je vais quand même vous relayez quelques conseils donnés par nos profs !
En début d'année, notre prof d'histoire nous a dit d'éviter PPDA. Comment ça ? Haha, voyons, c'est un acronyme. Pas bête, le prof !
Paresse : y'a du boulot, et si on est fainéant, on remarque les profs vérifient rarement si l'on a bien fait son travail, et au fur et à mesure, on le fait avec moins d'application. FATALE ERREUR ! En prépa, on travaille pour soi ! Le travail appelle le travail, et moins on en fait, moins on veut en faire. Donc, si vous croyez que vous n'avez rien à faire, c'est que vous avez tort ! Allez, au boulot !
Prétention : Au lycée, vous passiez pour un lettré, vous aviez du vocabulaire, et ça impressionnait les profs habitués au langage SMS dans leurs copies. Ici, c'est pas la même chose. Vous aimez utiliser le terme "nonobstant" pour vous la péter ? Désolé de vous l'annoncer, mais "malgré", ça passe mieux. Utiliser un vocabulaire pédant, que l'on maitrise mal la plupart du temps, ça énerve les profs.
Découragement : quoi de mieux que du vécu pour illustrer ceci. Jeudi, je me tape la plus mauvaise note en philo. Le lendemain, j'ai une dissertation. Résultat, ça me fait chier de bosser pour une matière où je me sens mauvais, d'un coup. Donc, je bosse pas, et je me retape une mauvaise note. Faut encaisser, mes petits ! Et au contraire, si on a une mauvaise note, il faut à tout prix bosser dans la matière qui nous répugne tant !
Angoisse : Ca s'applique surtout aux colles. Un prof, ça fait peur. Surtout quand il est là pour vous piéger. S'il décèle la moindre parcelle d'angoisse en vous, il l'exploitera. Enfin ça, c'est si il est vraiment dans la mentalité "prépa". Faut pas non plus croire que ce sont des démons prêt à dévorer votre âme.

Bon, voila pour les conseils, je crois ? Pour cette fois, en tout cas.

Concernant mon avenir, j'aimerais aller en Khâgne, mais avant cela, il faut avoir l'appui des profs lors du dernier conseil de classe, et pour mon cas, l'incertitude règne encore. Je souhaiterais aller en Khâgne qui prépare le concours ENS-LSH ( Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines ) dans la spécialité anglais. Si je ne suis pas pris, j'irai tout simplement en Fac d'anglais.

Enfin, les obstacles majeurs.
Le premier, c'est les colles. Je ne suis pas vraiment à l'aise à l'oral, et lors de la préparation de ces dernières, je ne sais pas improviser. J'ai mes notes, et dès que j'ai fini de les "lire", je suis perdu, et je m'arrête. Il faut vraiment apprendre à broder. C'est triste, mais c'est ainsi : vous serez jugé en grande partie sur le temps que vous tenez.
En second lieu, il y a la méthode. J'en ai déjà parlé dans un article précédent : les profs sont vraiment attaché à leur méthode. Chacun à la sienne, et donc il faut savoir s'adapter. Moi, certaines méthodes me déplaisent vraiment et j'ai du mal à m'y plier... les résultats, par contre, plient bel et bien.
Troisièmement, il y a évidemment la masse de connaissance à accumuler. Il faut avoir une bonne mémoire, et revoir souvent ses cours. En Histoire, par exemple, notre prof est très porté sur les dates. Evidemment, il y a énormément de dates, et on est obligé d'en apprendre un paquet, car peu d'entre elles seront utiles, au final !
Enfin, il y a la volonté qui s'évanouit, bien souvent. On se décourage, comme je l'ai dit plus haut, et c'est là que nos camarades sont importants. D'un coté, on se console en voyant qu'il y a pire que nous (hinhin) et de l'autre, les "meilleurs" le sont rarement toujours. On peut s'écrouler à un devoir, et briller ensuite. La prépa, c'est l'éphémérité des résultats ! C'est beau, ça.

Merci enfin pour les commentaire du Poète et de Kytice !

Sur ce, je vous laisse, je vais profiter de mes derniers jours d'Hypokhâgne..
Par Taff
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