Questions / Réponses n°3

Publié le par Taff

Bonjour, chers lecteurs. Veuillez m'excuser de l'inactivité de ce blog durant les dernières semaines, mais j'ai une bonne excuse : nous étions en plein Concours Blanc, et nous avons donc du tirer un trait sur notre vie pour quelque temps...
Donc, maintenant que tout ceci est fini, il nous reste à peine 2 semaines de cours avant de quitter notre Hypokhâgne bien aimée... et je profite donc de ce calme pour répondre aux quelques questions qui m'ont été posées !

Tout d'abord, notre cher ami Le Poète demande des conseils pour aborder la prépa. Ma foi, je ne détiens guère la vérité universelle en matière de succès, puisque le succès est rare pour moi, cette année ! Mais je vais quand même vous relayez quelques conseils donnés par nos profs !
En début d'année, notre prof d'histoire nous a dit d'éviter PPDA. Comment ça ? Haha, voyons, c'est un acronyme. Pas bête, le prof !
Paresse : y'a du boulot, et si on est fainéant, on remarque les profs vérifient rarement si l'on a bien fait son travail, et au fur et à mesure, on le fait avec moins d'application. FATALE ERREUR ! En prépa, on travaille pour soi ! Le travail appelle le travail, et moins on en fait, moins on veut en faire. Donc, si vous croyez que vous n'avez rien à faire, c'est que vous avez tort ! Allez, au boulot !
Prétention : Au lycée, vous passiez pour un lettré, vous aviez du vocabulaire, et ça impressionnait les profs habitués au langage SMS dans leurs copies. Ici, c'est pas la même chose. Vous aimez utiliser le terme "nonobstant" pour vous la péter ? Désolé de vous l'annoncer, mais "malgré", ça passe mieux. Utiliser un vocabulaire pédant, que l'on maitrise mal la plupart du temps, ça énerve les profs.
Découragement : quoi de mieux que du vécu pour illustrer ceci. Jeudi, je me tape la plus mauvaise note en philo. Le lendemain, j'ai une dissertation. Résultat, ça me fait chier de bosser pour une matière où je me sens mauvais, d'un coup. Donc, je bosse pas, et je me retape une mauvaise note. Faut encaisser, mes petits ! Et au contraire, si on a une mauvaise note, il faut à tout prix bosser dans la matière qui nous répugne tant !
Angoisse : Ca s'applique surtout aux colles. Un prof, ça fait peur. Surtout quand il est là pour vous piéger. S'il décèle la moindre parcelle d'angoisse en vous, il l'exploitera. Enfin ça, c'est si il est vraiment dans la mentalité "prépa". Faut pas non plus croire que ce sont des démons prêt à dévorer votre âme.

Bon, voila pour les conseils, je crois ? Pour cette fois, en tout cas.

Concernant mon avenir, j'aimerais aller en Khâgne, mais avant cela, il faut avoir l'appui des profs lors du dernier conseil de classe, et pour mon cas, l'incertitude règne encore. Je souhaiterais aller en Khâgne qui prépare le concours ENS-LSH ( Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines ) dans la spécialité anglais. Si je ne suis pas pris, j'irai tout simplement en Fac d'anglais.

Enfin, les obstacles majeurs.
Le premier, c'est les colles. Je ne suis pas vraiment à l'aise à l'oral, et lors de la préparation de ces dernières, je ne sais pas improviser. J'ai mes notes, et dès que j'ai fini de les "lire", je suis perdu, et je m'arrête. Il faut vraiment apprendre à broder. C'est triste, mais c'est ainsi : vous serez jugé en grande partie sur le temps que vous tenez.
En second lieu, il y a la méthode. J'en ai déjà parlé dans un article précédent : les profs sont vraiment attaché à leur méthode. Chacun à la sienne, et donc il faut savoir s'adapter. Moi, certaines méthodes me déplaisent vraiment et j'ai du mal à m'y plier... les résultats, par contre, plient bel et bien.
Troisièmement, il y a évidemment la masse de connaissance à accumuler. Il faut avoir une bonne mémoire, et revoir souvent ses cours. En Histoire, par exemple, notre prof est très porté sur les dates. Evidemment, il y a énormément de dates, et on est obligé d'en apprendre un paquet, car peu d'entre elles seront utiles, au final !
Enfin, il y a la volonté qui s'évanouit, bien souvent. On se décourage, comme je l'ai dit plus haut, et c'est là que nos camarades sont importants. D'un coté, on se console en voyant qu'il y a pire que nous (hinhin) et de l'autre, les "meilleurs" le sont rarement toujours. On peut s'écrouler à un devoir, et briller ensuite. La prépa, c'est l'éphémérité des résultats ! C'est beau, ça.

Merci enfin pour les commentaire du Poète et de Kytice !

Sur ce, je vous laisse, je vais profiter de mes derniers jours d'Hypokhâgne..

Publié dans Questions - Réponses

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Julie 01/03/2008 14:20

hé bien en fait, au fil de la lecture de ton blog, je trouve les réponses à mes questions. :)

Alice 02/01/2008 02:16

salut j'ai une question :
est-ce qu'en plus d'être viril tu es beau ?
parce que mon fantasme est de coucher avec un lettré qui pourrait réciter du Mallarmé pendant l'acte.
merci d'avance pour la réponse que tu me fourniras assurément.
n'hésite pas à faxer une photo.

Taff 02/01/2008 18:28

Je ne suis pas sur que l'experience soit si intense, Brassens, en tout cas, lui, n'aimait pas. Et comme j'ai vécu dans sa ville natale, je suis un peu comme lui, mais en moins bien ! Elle m'emmerde, elle m'emmerde, à la fornication Elle s'emmerde, elle s'emmerde avec ostentation Elle s'emmerde, vous dis-je Au lieu de s'écrier: " Encor ! Hardi ! Hardi ! " Elle déclame du Claudel, du Claudel, j'ai bien dit Alors ça, ça me fige ! Elle m'emmerde, elle m'emmerde, j'admets que ce Claudel Soit un homme de génie, un poète immortel J'reconnais son prestige Mais qu'on aille chercher dedans son œuvre pie Un aphrodisiaque, non, ça, c'est d'l'utopie Elle m'emmerde, vous dis-jeCe qui ne m'empêche pas d'être viril ( chose rare chez les littéraires ) et beau.