Présentation

Au fait...

La publication des articles étant plutôt irrégulière, n'hésitez pas à vous abonner, pour ne pas m'oublier !

Fil RSS

  • Flux RSS des articles

Texte Libre

Un bon Blog qu'il est bien pour apprendre plein de choses sur la vie de ces êtres étranges appelés Hypokhâgneux. Bonne lecture à vous, camarades !
Vendredi 10 novembre 2006
Je suis amoureux d'Ambrose Bierce. Manque de bol, il est mort. Heureusement pour moi, il a écrit des bouquins géniaux avant de trépasser, et parmi eux, Le Dictionnaire du Diable.
Flûte. Il est de bon ton de parler de l'auteur, d'abord, alors vu que je suis quelqu'un de très moulé, je ne vais surtout pas déroger à la règle, et vous offrir un bon petit portrait des familles.

Qui est Ambrose Bierce ? C'était mon Maître. Un bon ptit ricain né en 1842 qui menait une vie pépère... hélàs, la Guerre de Sécession éclate alors qu'il n'est agé que de 19 ans ! Le bougre s'engage alors dans un régiment de l'Indiana dans le camp des gentils ( les anti-esclavagistes ) et il se servira de cette expérience dans ses futurs récits ... en fait, dans le cas de ce bouquin, on s'en contrefout.
C'était surtout un Nouvelliste et journaliste américain, surnommé Bitter Bierce ( Bierce l'amer ) en raison de son ton sarcastique, cynique, ironique, et tout autre adjectif finissant en "-ique" ( tout ce que finit en "ique" est généralement méchant :( Monde cruel. )
C'était donc un maître de l'humour noir, humour qui transparait dans toutes les définitions de ce dictionnaire, dont il faudrait commencer à parler, d'ailleurs !
En gros, il publiait des définitions de mots dans différents journaux de Califronie, qui ont été regroupés dans ce présent dictionnaire en 1906, c'est aussi simple que cela ! Hahaha !

Et, pour vous donner en vie, je vais vous citer quelques (fabuleuses) définitions.

Aborigènes : Personnes de moindre valeur qui encombrent le sol d'un pays récemment découvert. Elles cessent bientôt de l'encombrer pour le fertiliser.

Adage : Sagesse prédigérée pour dents branlantes.

Conversation : Foire où sont présentées des denrées mentales de moindre importance, chacun des exposants étant trop occupé par l'étalage de ses propres marchandises pour prêter attention à celles de son voisin.

Femelle : Du sexe opposé, ou déloyal.

Impiété : Votre irrévérence envers mon dieu.

Mari : Celui qui, après avoir dîné, est chargé de s'occuper de l'assiette.

Mariage : Etat ou condition d'une communauté constituée d'un maître, d'une maîtresse et de deux esclavres, ce qui fait en tout deux personnes

Palais : Somptueuse et coûteuse résidence, en particulier celle d'une grande personnalité. La résidence d'un haut dignitaire de l'Eglise chrétienne s'appelle un palais ; celle du fondateur de sa religion était un champ ou un bord de route. Il y a progrès.


Comme vous pouvez le constater, il n'épargne personne et décrit avec cruauté mais surtout lucidité le monde ridicule dans lequel nous vivons.
Vous devez ABSOLUMENT acheter ce bouquin, en plus il existe dans la collection Librio à 2 euros, alors que demande le peuple ? ( A noter que dans cette édition, toutes les définitions ne sont pas présentes, mais ça vous fournira vraiment un très bon moment de lecture, ponctué de "Mais c'est qu'il a raison le bougre!" )
Voilà, c'est la fin de ma première présentation de bouquin. J'ose éspérer que vous avez apprécié le voyage !







 
Par Taff - Publié dans : Lectures
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Vendredi 10 novembre 2006
Miséricorde, ce blog n'échappe même pas à l'évolution. A partir de maintenant, je vais causer des livres que je lis. C'est y pas génial ?
Ok, c'était prévu depuis le début, mais j'ai toujours eu la flemme de le faire. Allez, zouh, on se lance.
Par Taff - Publié dans : A propos de ce blog.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 28 octobre 2006

Bon, à la lecture du dernier article ( car oui, il m'arrive de me relire ... faut bien que quelqu'un le fasse ! ), j'ai remarqué je parlais beaucoup de l'ambiance de la prépa, mais pas de sa substance intrinsèque ( oh oui c'est bon d'arriver à employer ces mots !) : les cours. Alors pour la peine, je chamboule tout mon rythme de publication, et je vais publier 2 articles dans la même semaine, alors que je suis en VACANCES ! Ma bonté me perdra.
Je vais, comme le titre de l'article vous l'indique, parler de cette marvelous matière qu'est l'anglais. Au lycée, l'anglais, ça se limite à étudier des textes, à répondre à des questions ... profondes ( " WHO IS THE NARRATOR ? WHERE DOES THE STORY TAKE PLACE ? ", alors préparez-vous à un changement radical !
Le cours est divisé en 4 : Civilisation, Grammaire, Version et Thème Littéraire pour ceux qui veulent faire des études d'anglais plus poussées. Et vu que je suis quelqu'un de très ordonné (hum), je vais en faire une étude en ... 4 parties ?

Civilisation : ce qui provoque le plus gros changement avec le lycée. On rentre dans le vif du sujet, avec des cours d'Histoire de l'Angleterre, en anglais evidemment, et je peux vous dire qu'apprendre les dates en anglais, étudier le old english et des poèmes de Chaucer, c'est pas d'la tarte ! Bref, assez violent, surtout la prise de note qui est ardue... Cependant, ce sont des cours interessants, qui traitent d'une Histoire bien méconnue ... vu que c'est pas la notre !

Grammaire : Jusqu'ici, on a étudié la phonétique, et il faut l'avouer, c'était loin d'être fascinant. ( Je pourrais même dire que c'était chiant à en mourir, mais la peur des représailles est toujours là... ). Apprendre les signes phonétiques, réussir à les redessiner ( c'est encore plus dur ) et avoir l'air stupide en tentant de bien prononcer, et surtout, transcrire des mots en phonétique voilà en quoi consistait ce cours ... difficile mais nécessaire.

Version : cours qui consiste à apprendre à traduire l'anglais en français, ce qui n'est pas aussi simple que ça ! Il s'agit d'un exercice bourré de nuances, et où seule l'experience permet d'atteindre l'excellence ( oh mon dieu l'assonance ). A chaque fin du cours, on a la joie d'avoir un texte d'une demi page à traduire pour la semaine suivante... génial ! M'enfin, il faut souffrir pour... mhh, bien traduire l'anglais ? Nous avons aussi la joie du rituel du vocabulaire : chaque semaine, un thème ( exemple : la justice, le corps humain, les communications... ), et hop, on se fait interroger à l'oral sur la liste de mots à apprendre... un régal, quand c'est le tour des autres.

Thème littéraire : C'est la même chose que la version, sauf qu'il faut passer du français à l'anglais, et c'est encore plus dur. Ô monde cruel.

Tout ça pour dire, que même si vous étiez fier de votre niveau en anglais en Terminale, comme je l'étais, préparez-vous à la chute ! Ah, qu'il est loin le temps des 15 et du 17 au bac (ça fait du bien de se remémorer ces notes quand même), maintenant j'atteins difficilement la moyenne ( 10 en civilisation, 9,5 en phonétique mais 12 en thème ! ) ... comme la plupart de mes camarades. Alors, toujours le même conseil, bossez, lisez en anglais ! Habituez vous, car vous aurez probablement des bouquins anglais... moi, je dois me taper Richard III de Shakespeare pendant les vacances, et c'est pas un cadeau.

Une idée de fin d'article, mon Royaume pour une idée de fin d'article !
Par Taff - Publié dans : Description des différentes matières
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Jeudi 26 octobre 2006
Où l'on fera le bilan, tout simplement. Ou pas.

Arrivé à ce point de l'année, je me dis que je passerais par trois état d'esprit, concernant la prépa :

Phase 1 : L'extase ( La prépa c'est super ! )
Phase 2 : La dépression ( La prépa c'est l'enfer ! )
Phase 3 : La joie de partir ( La prépa, c'est à faire )

Je suis donc actuellement dans la phase 1. Mais pourquoi donc, me demanderez vous ? Parce que le contraste avec le lycée est fort.
On passe de la fange, d'un lieu d'apprentissage bourré de gens qui n'ont rien à y faire à un lieu d'étude bien plus studieux. Car oui, c'est chiant d'être entouré de gens qui ne veulent pas bosser, et pour qui le seul espoir est d'avoir son bac - comprendre : terminer ses études et faire la fiesta -
Au moins, en prépa, nous sommes tous plus ou moins motivés, mais surtout motivés par une même passion, et dans cette atmosphère, on ne peut qu'être bien! Bon, je le conçois, c'est difficile d'être avec des gens qui écoutent Matmatah et Kreposuk, mais passé ce choc, on se rend compte qu'on a énormément de choses à partager et échanger, et bien plus que des cartes Pokemon ! Par exemple, je t'échange un Spinoza contre deux Berkeley, ça vaut ?
Hum.
Oui. Fermons la parenthèse. Donc je disais qu'on a beaucoup de choses en commun, bien plus qu'au lycée, et ça fait vraiment, mais alors vraiment du bien ! Trouver des gens comme nous, qui ont une culture similaire, y'a rien de plus chouki. Et puis cette choukitude est perséverée dans son être ( merci Spino ) par la présence de l'internat, qui est comme un catalyseur ( merci les souvenirs de S ) des relations sociales entre camarades. Dès lors, en plus d'avoir des discussion profondes ( "Mais oui, le hasard existe ! " - "Mais non, le hasard n'est que l'ignorance des causes qui nous déterminent !" - "Mais puisque que notre ignorance existe, le hasard existe !" "Mais si l'on était parfaitement connaissant, le hasard n'existerait pas !" ), d'autres discussions qui paraissent peut être moins subtiles, mais tout aussi interessantes ( "Tu fais chier à bouger toute la nuit, ton lit grince" "- Heu, tu peux parler, ta porte claque à longueur de journée car tu laisses la fenêtre ouverte.. "). Génial, non ? Accessoirement, ça permet de bosser à plusieurs... mais c'est dur, car l'envie de pratiquer la délation à plusieurs est toujours dans l'air, et nous fait vite décrocher les cours !
Plus sérieusement, ça permet de faire connaissance très rapidement, de se partager le boulot et je plains sincèrement les externes pour qui c'est bien plus dur de s'intégrer, hélàs ...

Et puis y'a les cours ! Des cours où l'on a VRAIMENT l'impression d'apprendre quelque chose... ça change ! Et là, je m'expose à des réprimandes de profs de secondaires qui me lisent peut être ... miséricorde ! Mais c'est pourtant bien vrai, cela faisait un certain temps que je n'avais pas eu l'impression que mes cours me servaient à quelque chose, et c'est ici le cas, surtout en Histoire et Géographie, où les professeurs sont réellements passionnés.

Bon, trêve de galléjades, ces vacances n'en seront pas vraiment pour moi, pauvre petit hypokhâgneux, puisque l'étape " La prépa c'est l'enfer " se dessine : dissertations et devoirs à la pelle. Amis du soir, bonsoir.
Par Taff - Publié dans : La classe prépa, semaine après semaine.
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Dimanche 15 octobre 2006
Où l'on manquera d'inspiration pour le titre, et où l'on écrira un article que personne ne comprendra.

Bonjour, lecteur(s). Je n'ai guère d'inspiration aujourd'hui, alors je vais faire un bref résumé de la semaine, puis partir sur un autre sujet, encore indéterminé pour l'instant.
3 contrôles, à nouveau : un joli commentaire de texte sur Camus en Français, que du bonheur. Je méprise les commentaires, et je méprise encore plus ceux qui arrivent à tartiner leurs copies pendant 4 heures ... moi qui n'ai fait qu'une misérable copie double. Le pire, c'est que les profs nous disent toujours que la qualité prévaut sur la quantité, mais c'est faux ! En leur for intérieur, ils ne peuvent s'empêcher de valoriser celui qui s'étale sur des pages entières... grah.
Puis un bon petit contrôle sur l'histoire de la civilisation anglaise, basé bien évidemment sur le cours ( quand a été construit le mur d'Adrien ... ? J'en sais rien ! ), et une traduction d'un texte en middle english. On dira "classique".
Et finalement, un nouveau contrôle de géographie : l'étude topographique d'une carte. On te file une carte, et tu dois dire ce que tu y vois : plateaux, plaines, forêts etc. et surtout pourquoi a quoi tu reconnais ces phénomènes. Comme c'est notre premier exercice du genre, je ne sais pas du tout à quoi m'attendre. Ca devient une habitude.

Bien. Et maintenant ? Ah, je sais ! On va étudier le profil type des élèves de prépa. Bon, bien sur, ça n'a rien de représentatif, mais ça m'occupe.
Bref, ici, il n'y a pas que des peigne-cul, mais des gens sympas ( en fait je dis ça, au cas où l'un d'entre eux me lirait... ). On peut les regrouper en 3 catégories : les bosseurs, les pas bosseurs que l'on nommera "les gens", et ceux qui se demandent où ils sont.
Ces derniers ne se posent pas longtemps la question, et se cassent rapidement en fac, car la prépa "c'est pas fait pour eux". Donc il ne reste que les bosseurs et les gens. Les bosseurs bossent, donc ils restent cloitrés dans leur chambre à lire. Dans ce cas là, on pourrait dire qu'ils ne gènent pas les gens ! Mais en fait si ! Zut ! Il se trouve que les gens jalousent les bosseurs, car ceux ci prennent la parole en classe, et les profs se souviennent de leurs prénoms ! Alors, la masse est triste ;_; et rejette les bosseurs, bien évidemment, vu qu'ils sont en minorité.
Cependant, comme les gens sont frustrés, ils vont se mettre à être pédants et utiliser des mots compliqués pour briller... FATALE ERREUR ! La prétention est à oublier en prépa, car on est entouré d'eleves a peu près aussi intelligents que nous, qui eux même connaitront ces mots compliqués ! Flûte alors.
Donc, au final, vous avez deux choix : soit vous êtes bosseur et personne ne vous aime, soit vous êtes dans la masse, mais vous foirerez ( ça s'écrit comme ça ? ) votre année.

Humour ( pas drôle ), je précise.
Par Taff - Publié dans : La classe prépa, semaine après semaine.
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus