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Un bon Blog qu'il est bien pour apprendre plein de choses sur la vie de ces êtres étranges appelés Hypokhâgneux. Bonne lecture à vous, camarades !
Samedi 13 décembre 2008
Bonjour bonjour,
un message reçu il y a peu de temps m'a rappelé, à juste titre, qu'une fois la Prépa finie, nous étions obligés de continuer au moins une année en Fac. Il semblerait que notre ami soit aussi anxieux à propos du passage de la Prépa à la Fac que de celui du Lycée à la Prépa.
Quelques mots, donc, pour rassurer ( ou pas... hélàs ) nos camarades qui vont se retrouver lâchés dans la cage non pas aux folles mais aux fauves ... la Fac.
Après une année passée à Quimper, je suis désormais en L3 d'anglais à Rennes. C'est assez intéressant dans la mesure où ces deux facs sont très différentes et peuvent représenter un choix auquel vous serez confrontés : vaut-il mieux choisir une petite fac à proximité de là où vous habitez, ou bien vaut-il mieux tous se rassembler dans une fac monstrueuse ?
Une petite fac, c'est forcément de petits effectifs, et donc une proximité possible avec les profs (je dis bien "possible", certains s'adressaient à nous comme si nous étions un amphi de 200 ). Dans ma promo, nous étions 25, et l'ambiance était la même que dans un lycée ( ou une prépa... la motivation des élèves en moins. ), ce qui ma foi était agréable. Le problème est au niveau de "la vie étudiante" dont la jeunesse raffolle, et qui était alors inexistante. La question est donc de savoir si vous faites vos études pour étudier, ou si à côté de ça vous avez envie d'une vie de débauché. Bon, certes, y'a un juste milieu entre les deux. Mais sachez tout de même que le fait d'être dans une petite fac vous empêche d'être détourné de vos bonnes résolutions par des sorties fréquentes.
A côté, Rennes, c'est la masse. Nous sommes 160, divisés en 4 groupes, et avec quelques cours en commun. Comme il s'agit d'une grosse fac, les passages au secrétariat sont assez difficiles (en début d'année il y a la queue à toute heure ), les profs disent (ou lisent) leurs cours et ça ne va guère plus loin. Bien sûr, à côté, on a une Bibliothèque Universitaire immense où l'on pourrait passer son existence, et une ville très dynamique.
A vous de peser le pour et le contre, en fonction de ce que vous recherchez, et de votre capacité à être considéré comme une personne ou un nombre.

En ce qui concerne les cours, le cliché dit qu'il "faut bosser par soi-même". Je suis pas entièrement d'accord. A mes yeux, il convient tout simplement de bosser comme on l'a toujours (oui bon, plus ou moins) fait. Les professeurs ont tendance à nous gaver de bibliographies et à nous dire de nous y plonger si on veut comprendre leurs cours, et parfois en effet ça aide, mais si le cours est bien fait, cela n'est pas nécessaire. Bien sur, le fait est que les profs donnent aussi des "devoirs" (lire des textes, faire des versions, thèmes) et qu'ils ne seront pas derrière votre épaule à vérifier si vous avez bien fait votre travail.. et l'on bascule vite du côté obscur à se dire "bon, cette semaine j'ai pas l'temps, je fais pas mon thème". Fatale erreur, évidemment. Je pense que ce qui est primordial est d'avoir des exigences vis-à-vis de soi-même. D'autant plus que l'année est divisée en 2 semestres de 12 semaines de cours, et qu'au cours de chacune de ces 12 semaines, vous n'aurez aucune idée de votre "réel" niveau puisqu'il n'y a pas de controles, sauf aux partiels..

Bon après, y'a les étudiants, il me semble en avoir déjà parlé, mais je suis toujours aussi horrifié de voir des gens en 3ème année d'anglais et qui grognent au moindre livre à lire. Le fait est que beaucoup sont là "comme ça", ils étaient bons dans telle matière au lycée, et ils ont continué dans cette voie là sans grande motivation. Mais si vous avez un "projet" ou une réel goût pour la matière que vous choisirez, vous aurez déjà une belle avance.

En ce qui me concerne, je viens de passer la moitié de mes partiels, ça s'est plutôt bien passé malgré des aberrations au niveau de l'organisation ( problèmes d'effectifs des profs + de salles = examens atrophiés. On a donc eu 4 exams d'affilées dans la même après midi. Et notre épreuve de littérature est passée de 3h à 1h. Et la prof de nous dire "En 3h vous faites un devoir en une partie donc pour cet exam, comme vous n'avez qu'une heure, vous n'avez qu'à faire une partie !". Grandiose. ) et je profite donc de longues vacances. J'ai également postulé pour le programme CIEP qui consiste à passer une année à l'étranger en tant qu'assistant aux profs de français. Si ça se précise, je ferai probablement un autre blog pour conter mes premiers pas dans le monde de l'éducation.

Comme à l'accoutumée, si vous avez des questions sur la prépa ou la fac, n'hésitez pas ! Bonnes fêtes de fin d'année, bonne continuation et bon courage à tous !
Par Taff
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Samedi 14 juin 2008
    Bigre, en effet, le 5 juin dernier, c'était l'anniversaire de la mort d'une belle année. Et depuis ce temps, que s'est il donc passé ? Récapitulons, après avoir été refusé en seconde année de Prépa Littéraire, je me suis inscrit en seconde année de LCE Anglais à la Fac. Le Bilan est sans appel : si vous avez le choix entre une prépa ou la Fac, préférez le premier choix. J'ai déjà fait l'apologie de la prépa dans les précédents articles donc je ne vais pas recommencer, je vais plutôt m'attarder sur le mode de vie universitaire.
    Voyez-vous, je suis arrivé donc en seconde année d'anglais directement (grâce à l'équivalence obtenue en fin d'année de prépa), et, avec le peu d'heure que nous faisions en prépa (5/6h par semaine) mes camarades et moi-même qui sont arrivés en Fac avaient un niveau supérieur à ceux qui se focalisaient sur une seule matière depuis 1 an, ce qui parait aberrant. A quoi la faute ? La masse de travail largement revue à la baisse en fac, les cours magistraux, et également les élèves pas motivés.
    Le rythme : avec un nombre d'heure restreint, peu de suivi des profs (qui donnent peu de devoirs, et ceux qui sont donnés ne sont pas vérifiés), des controles uniquement lors des partiels, ça ne pousse pas vraiment à s'investir.
    Les cours magistraux : on avait beau être 25 dans notre "promo", la plupart de nos profs restaient dans une optique bien universitaire, et on restait de beaux anonymes, sans réel échange, ce qui contraste bel et bien avec la prépa où les profs nous connaissaient bien, ne serait-ce que par les oraux réguliers.
    Les élèves : Bigre. J'ai pas vu un seul type de ma promo avec un livre ouvert. J'avais l'impression qu'ils se retrouvaient là un peu par hasard, du style ils ont vu de la lumière et sont entrés. C'est vraiment pas motivant d'être entourés d'élèves pour qui la matière étudiée relève plus du fardeau qu'autre chose. Des élèves qui lisaient pas les 4 pauvres livres qu'on était censés étudier, qui faisaient des copier/coller de wikipédia en guise d'exposé, oui qui ralaient sur la pauvre version/thème qu'on avait à faire par semaine ça prête à sourire mais c'est pourtant tragique.
    Attention, c'est pas parce que vous irez en fac que vous vous retrouverez au fond du gouffre : à vous de faire de ces lourdeurs du système un avantage. Pour ma part, la masse de travail très légère m'a permis d'élargir ma culture littéraire américaine en lisant tous les livres de Paul Auster par exemple. Là où la prépa fournit une liste de lecture à laquelle on n'a pas d'autre choix que de suivre à la lettre, la Fac permet de fouiner un peu les Bibliothèques Universitaires sans autre but que de se trouver un livre inconnu. En ce qui concerne les élèves pas motivés, cela permettait également de sortir du lot tant au niveau des notes que des appréciations des professeurs... ce n'est peut-être pas très utile, mais c'est toujours motivant de constater que notre travail est récompensé.
    Mettons également un bémol sur le jugement que je porte sur l'Université : il s'agit là évidemment de mon experience personnelle qui peut largement varier d'une Fac à l'autre, même si je reste intimement persuadé qu'on retrouve un peu de ça partout.

    Donc, vous, qui allez passer votre bac dans quelques jours, je ne sais pas si vous pouvez encore vous orienter, mais si c'est le cas, sachez, vous l'aurez bien compris, que la Prépa est préférable à la Fac. Dans tous les cas, vous pouvez vous inscrire en Prépa, et si vous ne supportez vraiment pas la masse de travail ou l'ambiance, vous rediriger en Fac en cours d'année. Le reste est dit dans les autres articles..

Bon courage à ceux qui passent le bac, bonnes vacances pour les autres, et bonne continuation à tous ( pour ma part c'est donc 3eme année d'anglais )

N'hésitez toujours pas à poser des questions, ce n'est pas parce que la parution des articles est au point mort que je cesse de vous répondre !
Par Taff
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Vendredi 5 octobre 2007
J'aurais pu nommer cet article "L'hypokhâgneux devient Khrâsseux" mais l'on m'aurait traité de pédant, d'hautain et tout ça et je n'ai pas envie de vous laisser un tel souvenir ! Ah, miséricorde, les méfaits du conformisme bien pensant.
Bref, comme vous avez pu le lire, si vous suivez ce blog avec assiduité, je n'ai pas été pris en Khâgne et donc, mi Septembre, j'ai atteri dans ce mystérieux monde qu'est l'Université. Les lois de la nature changent, et les habitants aussi, et comme un bon ptit Monsieur Mersault des familles, je ne m'adapte pas facilement, je ne suis qu'un Etranger n'ayant pas les même moeurs. L'emploi du temps est un vrai gruyère comparé à celui de l'année précédente, les élèves ne sont pas spécialement motivés, on a l'impression qu'ils se retrouvent là plus par défaut que par envie, et n'ont pas l'air fasciné par ce qu'ils étudient comme c'était le cas en Hypokhâgne. On retrouve plus une ambience "lycée" en somme. Une ambiance que je méprisais plus que tout, je dois l'avouer. J'assiste à une véritable régression au niveau de ce que l'on apprend et du rythme : on a beau être une classe de 25 élèves, les profs se contentent généralement de lire leur cours ( les joies du cours magistral ) et nous de noter pendant 2 heures, ce n'est pas vraiment fascinant. Ils pourraient nous donner un polycopié, cela ne serait pas bien différent... il est loin, le temps où les professeurs fascinés eux-même par ce qu'ils nous enseignaient voulaient toujours aller plus loin et souvent c'était ainsi que l'on découvrait des anecdotes interessantes. Là, on suit le cours, on note, ça ne va pas plus loin, c'est réellement dommage. Au moins le temps libre que j'ai sur les bras me permet de continuer de bosser de mon côté sur des sujets qui m'avaient intéressé l'année dernière, j'ai pas envie de perdre le rythme et de ressembler à une larve qui attend que les jours se passent jusqu'aux partiels. Plus de débats passionnés autour de la table le midi, c'est l'heure des petits groupes et des gens qui se cotoient mais ne se parlent pas, des gens qui ne viennent pas au cours car "c'est chiant" et qui font par leur boulot car "personne vérifie". Un autre monde, une autre mentalité, bah, faudra faire avec.

J'ai pu converser avec quelques anciens camarades hypokhagneux qui se sont également retrouvés en fac, par choix, eux, et ils commencent à le regretter : ils s'ennuient, ne trouvent pas les cours aussi intéressants et avec du recul, se disent que le rythme de la prépa, même s'il est parfois éprouvant, nous apporte énormément plus de choses. Vous savez ce qu'il vous reste à faire : essayez l'Hypokhagne, et si vous en avez la possibilité, allez en Khâgne. Ce sera le mot de la fin ? C'est assez pessimiste, tout de même. J'ose éspérer que le meilleur de mes études n'est pas déjà derrière moi !
Pour l'heure, je vous remercie de votre attentive ( y'a intérêt !) lecture, et je vous souhaite bon courage, quelle que soit la voie que vous empruntiez.


Bonne continuation, et Adieu !
Par Taff - Publié dans : La classe prépa, semaine après semaine.
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Mardi 21 août 2007
Bigre, voici plus de deux mois que les cours sont terminés, mais il m'a fallu l'achat d'une belle boîte jaune et orange pour me décider à ranger  mes affaires que j'avais négligemment planquées sous mon lit. Hop, il est temps d'exhumer les brouillons et autres polycopiées de mon année, et de vous faire part, par la même occasion des quelques sujets de colle et de dissertaions sur lesquels je tomberais. Le blog, ou l'art de rendre le rangement d'une chambre plus attrayant.

Dissertation :

Histoire : L'Ancien et le Nouveau Monde. Être européen durant l'âge industriel. Chrétiens et Infidèles durant la Renaissance.

Philosophie : Peut-on échapper à l'isolement ? Peut-on accéder à la réalité sans passer par l'abstraction ? La certitude.

Français : "Le seul artiste réaliste serait Dieu, s'il existe. Les autres  artistes sont, par force, infidèles au réel.", commenter.

IEP : Suffit-il d'appliquer la loi pour être juste ?



Colle :

Philosophie : L'homme est-il un animal comme les autres ? Le doute.

Histoire : Le Royaume d'Espagne durant la Renaissance. L'Ecole Méthodique.


L'ennui, c'est que maintenant, ma chambre est dans un bazar monstre, et que je retrouve pas le reste de ces chers polycopiés. Voila, c'était juste pour vous donner une petite idée. Bon, c'est sûr, ça peut faire peur comme ça, mais dites vous que ces sujets répondent tout de même à un cours que l'on a eu avant, hein ! On se revoit bientôt pour mon super compte-rendu du genre "L'Hypokhâgneux en exil à la Fac - Récit depuis l'autre côté du miroir "
Par Taff - Publié dans : La classe prépa, semaine après semaine.
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Lundi 16 juillet 2007
Qui l'aurait cru ? Il existe bel et bien une vie après les études. Hors des salles de classe, par delà les portails de nos chers lycées où nous avons tant passé de temps, il existe un monde inexploré. Bien trop inconnu, je crois. . surtout, bien trop éloigné de ce que l'on nous apprend. Ah, oui, nous sommes bien dorlotés, choyés, lorsque nous sommes encore dans notre cocon. Puis paf, un beau jour, il est temps de naître, de se rendre compte que tout ce qui a été vécu jusqu'à maintenant, c'était pour de rire. On nous apprend les guerres, le taylorisme, le désir, ou le bonheur et l'on croit maîtriser le sujet sur le bout des doigts. On connait plus ou moins l'histoire de notre pays, on a une vue d'ensemble du commerce internationnal, et puis on sait parler plusieurs langues ! Toutes ces choses sont des concepts lointains que l'on injecte en nous, une base sur laquelle nous devrons plancher au cours de notre existence. Jusqu'alors, nous n'avions pas eu de travaux pratiques, on se contentait de lire toutes ces choses dans les livres. Et les études s'arrêtent un instant, se mettent en pause : allez, tu as l'âge de travailler maintenant !
Et l'on rencontre des gens qui ne sont pas des profs, des jeunes qui ne sont pas des élèves, et des situations dont on avait plus ou moins entendu parler. On trouve un travail dans une usine. Ah, c'est donc ça le Taylorisme, c'est donc ça ce qu'ils appellent la déshumanisation, l'homme-machine. Je comprends mieux. C'est ça que vivent certaines personnes toutes leur vie, c'est donc pour éviter de faire cela même que je fais des études, donc. Au delà du lycée, il existe donc des vrais gens, qui eux, ne font pas des débats en carton sur des concepts philosophiques, qui ne cherchent pas à savoir si c'est mieux d'écrire "autant pour moi" ou "au temps pour moi", et qui ne te reprennent pas quand tu dis "c'est la fille à Denis.". Ils te disent bonjour, te demandent si ça va, cherchent plus ou moins à causer du temps qu'il fait, et aiment critiquer celui qui leur donne des ordres. Et nous, on étudie pour devenir cette personne là, celle qu'ils appellent " le tiroir caisse " ou "le bandit manchot". Car en faisant des études, si on se débrouille bien, on arrivera à un poste plus élevé que ceux qui triment depuis des années. On ne saura pas tout ce qu'ils doivent vivre pour remplir nos quotas, et à vrai dire, cela ne nous intéressera pas. L'important, c'est le rendement. 
Je dois vous avouer que j'ai un peu peur. Quand je vois tous ces mecs galérer, souffrir de tout leur corps pour gagner le même smic que celui qui a le cul posé derrière un bureau, et qui se plaint encore plus, je me dis que c'est bien injuste. Et je tombe dans les clichés, bigre. Moi, j'aimerais devenir prof, pour apprendre quelque chose qu'on oublie bien souvent : l'humilité. On a tendance à oublier ce qu'est la vraie vie, car tout nous tombe directement dans le bec, et quand j'en vois qui continuent de se plaindre, ça me débecte. Voila, c'est dit, le monde, c'est pas les jolies choses bien carrées que l'on apprend dans les livres. Le monde, c'est pas intéressant, et c'est pas juste, et faut jamais perdre ça de vue.
Quel moralisateur je fais.
Par Taff - Publié dans : A propos de ce blog.
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